Un article de Jean-François Perreault |
«Montréal groove à nouveau» scandent les membres de Lili Fatale. Sortis de nulle part, ce nouveau groupe s'est rapidement trouvé une place à la télé et à la radio avec son smash «Mimi» qui commence à faire jaser. Mais ne vous fiez pas à cette chanson pour les étiqueter, car Lili Fatale, c'est tout, sauf le genre que vous leur donnerez. D'un instant à l'autre, le groupe passe du rock au ska, sans oublier le pop et le trip-hop. D'une minute à l'autre, ses musiciens nous gavent de sons électroniques pour nous servir ensuite le bon vieux grincement des guitares. D'une parole à l'autre, leur chanteuse Nathalie Courchesne, sautille de l'anglais au français avec une facilité déconcertante. Lili Fatale fait partie de la nouvelle vague montréalaise qui émerge dans le sillon qu'a laissé Jean Leloup, entre autres. Ils sont définitivement très ouverts sur le monde, aiment flirter avec la plupart des genres musicaux et ne font plus de la langue un cheval de bataille, mais plutôt un joujou avec lequel ils s'amusent, en zigzaguant entre Shakespeare et Molière, sans demander leur avis. «Il y a 5 ans, on n'aurait pas pu faire ce qu'on fait là», constatent Nathalie Courchesne et Richard Valmont Binette, les deux membres à l'origine du groupe. «Il fallait avoir un style et ne pas trop changer», poursuivent-ils. Mais voilà, aux États-Unis, des groupes comme Beck et Smashing Pumpkins ont brisé les règles du jeu et Jean Leloup a largement fait sa part dans le genre au Québec. C'est grâce à ce revirement que les jeunes loups de Lili Fatale peuvent se faire les dents sur à peu près tout ce qui stimule leur imagination. Ils ont leurs oreilles grandes ouvertes sur le monde comme des satellites et sont maintenant prêts à vous faire partager leur réalité, leurs passions et leurs idées débridées!
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